Le partage de votre vécu est peut-être une lumière pour l'ombre d'un autre.

«Il y a de bonnes informations sur les troubles mentaux, j’ai appris à démarquer ce qui appartenait à la maladie et ce qui appartenait à la personne.»

Sylvie


«J’ai été rassurée quand quelqu’un du groupe m’a dit que j’étais correcte d’établir des limites avec ma fille. Je me demande souvent si j’ai la bonne attitude. Heureusement d’autres parents m’encouragent!»

Johanne


«Nous, ce que nous aimons, c’est qu’il y a des moments où nous pouvons parler de d’autres choses que de la maladie de notre proche. Ça fait du bien d’en sortir un peu! Nous ne sommes pas seulement les parents d’une personne atteinte; nous avons des intérêts, des rôles sociaux et des aspirations comme tout le monde. Les gens ne savent peut-être pas que parfois, en groupe, on a bien du plaisir ensemble et que ça nous donne de l’élan pour les moments plus difficiles.»

Christian et Louise


«Moi, c’est ma mère qui souffre de maniaco-dépression. C’est très difficile à vivre! J’apprends, avec l’aide de l’association, à mieux utiliser les différents services qui peuvent nous venir en aide, toutes les deux. Quand ma mère va bien, moi ça va mieux.»

Anne


«Quand je vais aux rencontres, je vois toutes sortes de personnes; des jeunes et des plus âgées, des gens de tous les milieux. C’est là qu’on s’aperçoit que la maladie mentale n’a pas de classe sociale. Dans le groupe, nous sommes tous différents mais il y a une chose qui nous réunit : c’est la souffrance que nous ressentons en dedans et que nous essayons de cacher aux autres.»

Roland


«Quand notre fils a reçu un diagnostic de schizophrénie, notre monde s’est écroulé. Je n’avais pas le goût de parler de ça devant d’autres personnes, je me sentais gênée et coupable à la fois. Ce que j’ai aimé, cependant, c’est de parler à plusieurs reprises à une intervenante de l’association. Elle m’a suggéré de venir aux rencontres. Je n’ai pas osé pendant longtemps parce que je pensais que c’était gênant.
Quand je me suis décidée à y aller, je me suis sentie comme dans une grande famille. J’ai reçu beaucoup de compréhension de la part des autres. Je ne suis pas obligée de parler, je peux seulement écouter. J’y vais à mon rythme et je me sens respectée. Je voudrais dire à d’autres parents de ne pas attendre d’être épuisés avant de demander de l’aide.»

Mariette